Pascal Jenft, conseiller régional : «Je ferai de mon mieux»

Pascal Jenft, conseiller régional : «Je ferai de mon mieux»

Le Républicain Lorrain, le 16 décembre 2015

J’ aurais préféré être dans la majorité. On ne pourra pas influer sur les décisions prises, mais j’espère que nous parviendrons à peser assez », fait savoir Pascal Jenft, qui accède à son premier poste d’élu régional. Conseiller municipal à Ernestviller depuis un an et demi, ce natif de Sarreguemines sera un des 46 représentants du Front national au sein de l’instance qui devra gérer la région dans ses nouvelles limites géographiques. Chef d’entreprise à Forbach après avoir été 18 ans gendarme, l’homme s’apprête à endosser un nouveau rôle avec la sérénité qui le caractérise. « C’est une institution que je vais découvrir », assure cet habitant d’Heckenransbach, élu dans les Vosges et non en Moselle, suite à une décision prise par les instances de son mouvement.

« Intérêt collectif »

Opposition certes, mais le Front national aura une assise minimale qui n’est pas pour lui déplaire. « Heureusement, nous avons un chef dont la parole a un écho national », dit-il à propos de Florian Philippot. L’homme n’est pas entré en politique sur un coup de tête mais plutôt grâce à une expérience personnelle qui lui a permis de voir de près les rouages de la société.

Il y a une dizaine d’années, il crée sa société seul (il a aujourd’hui 26 employés), désireux de prendre son destin en main, « je me suis décidé un jour à tout faire pour aider au changement, mais je ne peux pas y arriver sans les autres. La situation économique se dégrade chaque jour, on voit à quel point il est difficile de maintenir la compétitivité », affirme ce patron qui verse dans la menuiserie.

Pascal Jenft a longtemps milité pour l’UMP, « mais j’ai ressenti un vrai ras-le-bol, et j’ai eu la chance de rencontrer Florian Philippot il y a deux ans, mon adhésion au Rassemblement bleu marine remonte à novembre 2014. Aujourd’hui, c’est ce qui me correspond le mieux, et le FN a un vrai programme, très républicain. » Le nouveau conseiller a hâte de rejoindre l’hémicycle à Strasbourg. « Philippe Richert, qu’on a peu entendu sur son programme contrairement à Florian Philippot, va donner l’impulsion, et on va devoir composer avec. Nous allons bientôt en discuter, mais la seule chose qui compte, c’est l’intérêt collectif. » En mars dernier, il était candidat malheureux aux élections départementales sur le canton de Sarreguemines, en duo avec Florence Gianetti.

Etre à l’écoute

« J’aime les gens, je crois que c’est la base de tout. On a certes le droit de ne pas avoir les mêmes opinions, mais je ne comprends pas qu’on puisse s’écharper pour des raisons politiques. » Et Pascal Jenft de poursuivre en ces termes : « Beaucoup d’hommes politiques mentent aux gens, on ne leur dit pas les choses telles qu’elles sont, avec l’impression que les décisions prises vont à l’encontre du bon sens. Nous avons des millions de travailleurs pauvres en France, pays où nous faisons trop de choses par rapport aux entreprises du Cac 40, c’est l’artisanat et les petites entreprises qu’il faut soutenir ! » Pascal Jenft est à la fois calme et déterminé. Il n’était même pas sûr d’être retenu pour les régionales. « Je suis très content, et je ferai de mon mieux pour ne décevoir personne. »

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